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Vendredi 21 décembre 2012 5 21 /12 /Déc /2012 18:53

Dans mon quotidien, il m'arrive régulièrement de regretter de ne pas avoir mon appareil photo avec moi. Un paysage, une scène, des gens, un lieu, … qui se présente à moi et je me dis que j'aurai bien aimé le/les photographier (a mon avis, je ne suis pas le seul photographe à avoir eu ce genre de regret...). Même si je vais au travail avec un sac à dos, il n'est pas question d'avoir systématiquement mon A300 et son grip avec moi. C'est beaucoup trop volumineux et lourd pour que je puisse le transporter quotidiennement, en toute sécurité, dans les transports en commun. Mon « gros » A300 (ou mon futur A77) à son propre sac de transport Lowepro pour ça. Alors que faire ? Me résigner à louper de belles photos ? Impossible pour moi ! Il me faut donc un second appareil. Le cahier des charges est le suivant :

 

  • Un appareil assez compact pour pouvoir être transporter au quotidien.

  • Un appareil suffisamment évolué pour pouvoir photographier en RAW (et RAW + JPEG) avec la meilleure qualité d'image possible.

  • Un appareil polyvalent, avec un seul objectif / zoom (pas besoin d'avoir un téléobjectif).

  • Un appareil pas trop cher (il y a l'A77 à acheter en 2013 aussi...), moins de 600 Euros.

 

Dans la gamme Sony, 3 types d'appareil peuvent plus ou moins répondre à ce genre d'exigences, un compact expert, un petit reflex et un hybride Nex.

Pour ce dernier, comme vous le savez déjà, je ne suis pas fan. Les boîtiers Nex sont excellents techniquement et très compacts (sans objectif...). Par contre, leurs objectifs ne sont pas très bons, l'objectif de kit n'est pas très polyvalent (il faut donc obligatoirement en acheter un autre), le prix est trop élevé et ils perdent de leur compacité avec un objectif. Les hybrides Sony Nex ne répondent donc pas à mon cahier des charges. C'est d'ailleurs valable pour tous les hybrides (même les Olympus et Panasonic que j'avais énormément apprécié au salon de la photo).

 

Dans la gamme Sony, il y a un petit reflex qui peut répondre à ce cahier des charges, l'A37. Certains sont entrain de se dire que je raconte n’importe quoi, car un petit reflex reste un reflex en terme d'encombrement. Et bien à ma grande surprise, non ! Avez vous déjà pris en main l'A37 ? Grâce à la technologie SLT (miroir semi-transparent fixe), il n'est pas beaucoup plus gros qu'un hybride Panasonic G5. De plus, son capteur APS-C de 16 Mpixels (le même que l'A57) est excellent. Pour finir, l'A37 ne coûte que 400 Euros nu. Pourquoi regarder le prix nu ? Tout simplement parce que je pourrai lui coller en permanence mon objectif Carl Zeiss Vario-Sonnar 16-80mm F3.5-4.5. Avec l'A77, j'aurai le Sony 16-50mm F2.8 SSM. Je pourrai donc « recycler » mon excellent et polyvalent Carl Zeiss sur l'A37. Avec cette association diabolique, j'aurai donc une qualité d'image exceptionnelle, pour un prix hyper compétitif et avec un encombrement qui se situe entre l'hybride et le reflex classique.

 

Cette année, Sony a frappé très fort en sortant un excellent compact expert, le RX100. Il répond à la perfection à mon cahier des charges. Il est doté d'un capteur de 1 pouces de 20 Mpixels qui est largement plus grand qu'un compact classique, son zoom est assez lumineux (F1.8-4.9) et polyvalent (équivalent à un 28-100mm), la construction et la finition sont haut de gamme, il photographie en RAW, et il peut facilement se glisser dans une poche. On le trouve facilement à 560 Euros. Alors pourquoi hésiter ? D'autant plus que la presse est unanime, c'est le meilleur compact expert du marché. Il surclasse (de loin) toute la concurrence.

J'hésite car le petit A37 associé au Carl Zeiss 16-80mm offrira un maximum pour un tout petit prix et que j'ai peur que le RX100 n'apporte pas autant en terme de qualité d'image. Son plus petit capteur, est il capable de me satisfaire dans des conditions difficiles (nuit par exemple) ? Mais d'un autre côté, même si l'A37 est relativement petit, le Carl Zeiss est quand même assez volumineux comme objectif. Me sera t'il réellement facile de le transporter quotidiennement ?

Quand on se pose autant de question, il faut tout d'abord se renseigner et se recentrer sur le cahier des charges. Justement, qu'est ce que je souhaite vraiment ? La meilleur qualité possible avec de l’ultra-mobilité ! On constate donc que le critère essentiel est l'ultra-mobilité. Le fait de pouvoir glisser mon appareil photo dans la poche de mon manteau ou mon sac, sans craindre pour sa survie, est un élément indispensable. Je me rassure en constatant qu'il est aussi possible d'avoir une bonne qualité d'image avec le RX100. Il est utilisable jusqu'à 3200 ISO. Une sacrée performance pour un compact !

Finalement, le meilleur compromis pour mon besoin semble être le RX100. Il n’empêche que la solution A37 + Carl Zeiss 16-80mm a de la « gueule »...

Par Cerris - Publié dans : Boitier
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Dimanche 9 décembre 2012 7 09 /12 /Déc /2012 16:49

J'ai pratiquement toujours utilisé des OS Microsoft (à part pour le travail et les études).

Mon premier ordinateur était sous Windows 95. Même si l'OS n'était pas très stable, c'était vraiment la révolution esthétique et ergonomique pour l'époque. On sortait quand même de Windows 3.11 ! Pour mes études, j'avais installé Windows NT4 en double boot. C'était un OS vraiment génial et très stable (idéal pour rattraper des boucles infinis en C++ ! Lol). Malheureusement, NT4 n'avait rien de grand public.

Ensuite, j'ai eu Windows XP qui regroupait le meilleur des 2 mondes, une architecture NT avec des fonctions multimédias.

Puis est arrivé Vista... C'est OS a été pire que Windows Millenium (c'est pour dire!). Il était d'une lenteur et d'une lourdeur à me faire piquer de grosses crises de nerf. N'étant pas spécialement attaché à Microsoft, j'ai tout de suite cherché une alternative. Je me suis intéressé à Linux et plus particulièrement à Ubuntu. Un excellent OS mais certains logiciels Windows sans équivalent me manquaient. Notamment pour la photo ! Et puis est venu la révélation Mac OS, après avoir eu une démonstration d'un iMac chez des amis « Apple addict ». J'ai été éblouis et émerveillé par l'ergonomie d'OS X « Tiger ». Vista n'avait qu'a se rhabiller. J'ai donc acheté un iMac « Tournesol » d'occasion pour me faire la main (ce qui a été très rapide). En parallèle, je gardais mon laptop Sony Vaio que j'avais passé sous Ubuntu. Après, j'ai acheté un Mac Mini d'occasion sous OS X « Leopard » et pour finir un iMac Alu 21,5 pouces neuf toujours sous OS X « Leopard ». J'étais ravi pour faire de la photo et ne regrettait absolument pas Vista. Néanmoins 2 points me chagrinaient... Le concept tout en un de l'iMac qui m’empêchait de faire évoluer ma machine et l'écran ultra brillant insupportable dans certaines conditions lumineuses.

Un jour, au travail, j'ai eu l'occasion d'avoir une machine sous Windows Seven. Un OS à la hauteur de Mac OS X. L'erreur Vista était définitivement oublié. Voyant les prix proches de l'arnaque de la part d'Apple pour un Mac Mini puissant et la tournure vers le dématérialisé que prenait Mac OS X, j'ai vendu mon iMac alu pour revenir chez Microsoft. J'en suis ravi et je ne regrette absolument pas. Même si Mac OS X est un excellent système d'exploitation, Apple n'est plus pour moi. C'est une question de préférence.

 

Cette année est sortie Windows 8. Franchement, j'étais très sceptique, mais aussi très curieux. J'ai eu l'occasion de tester l'OS à plusieurs reprises, mais par petits bouts (ce n'est pas l'idéal, mais mieux que rien) et je suis vraiment emballé. C'est rapide, simple, ergonomique et intuitif. Le tactile est très bien intégré, mais l'OS ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, je ne suis pas dépaysé car j'utilise un téléphone mobile sous Windows Phone 7.5. Je suis donc habitué aux « hubs » (l'interface avec les carrées et rectangles). Il faut aimer.... Moi, j'adore !

Pour nous photographes, je voix un gros avantage du côté matériel à Windows 8. L'OS étant très orienté « tablette et tactile », les écrans IPS des tablettes vont aussi se généraliser sur les ordinateurs portables. Ca a d'ailleurs commencer chez de nombreux constructeurs. L'horrible technologie TN va être poussée vers la sortie et on aura enfin des écrans photos sur de simples laptops.

Par contre, j'y vois aussi un gros inconvénient. Les écrans brillants vont aussi se généraliser à la même vitesse que les dalles IPS. Et le traitement anti-reflet ne sera pas toujours présent.... Les PC vont donc imiter les Macbook de ce côté là et ce n'est pas une bonne nouvelle.

L'avantage du PC, c'est que l'on n'est pas limité à un seul constructeur. On va donc voir ce que les fabricants vont nous proposer.

Côté logiciel, on va devoir se mettre à retoucher nos photos avec les doigts, à la manière des tablettes. Ca sera intuitif mais pas l'idéal pour les traces sur l'écran. Heureusement, il y a aura toujours la bonne vieille souris si besoin !

Par Cerris - Publié dans : Informatique
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Samedi 8 décembre 2012 6 08 /12 /Déc /2012 15:45

Avec l'arrivée de nouveaux objectifs cette année (ici et ici), il était logique que Sony mette à jour le firmware de ces boîtiers Alpha. Le constructeur en profite pour rajouter quelques petites choses. Pour l'entrée de gamme A37 et le milieu de gamme A57, la nouvelle version v1.03 inclut les améliorations suivantes :

 

  • Corrections optiques automatiques pour 8 objectifs (SAL30M28, SAL50F14, SAL2470Z, SAL2875, SAL70400G, SAL70200G, SAL35F14G et SAL1635Z).

  • Option de désactivation du bouton vidéo.

 

Pour les experts A65 et A77, la nouvelle version v1.06 inclut exactement les mêmes améliorations. Rien de transcendant, mais ça fait toujours plaisir de voir un constructeur assurer le suivi des ces produits. Ce n'est pas le cas chez tout le monde !

 

La mise à jour v1.03 de l'A37 est disponible ici.

La mise à jour v1.03 de l'A57 est disponible ici.

La mise à jour v1.06 de l'A65 est disponible ici.

La mise à jour v1.06 de l'A77 est disponible ici.

Par Cerris - Publié dans : Boitier
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Mercredi 5 décembre 2012 3 05 /12 /Déc /2012 21:15

Vu le succès de l'article « A la recherche de l'écran photo perdu » (et de sa suite), qui racontait mes déboires de l'année dernière pour trouver un écran photo pour mon ordinateur, et vu l'approche des fêtes de Noël, il était logique que je récidive avec une (très) grosse mise à jour. D'ailleurs, j'ai décidé que ça allait devenir un standard de ce blog et que 2 fois par an environ (avant l'été et avant Noël), je ferai un guide des écrans photos comme celui-ci. Apparemment, ça aide beaucoup de personnes qui sont noyés par le choix sur le marché.

Contrairement à « A la recherche de l'écran photo perdu » datant de février de cette année, je vais aller plus loin et transformer un gros article en guide complet et facile à comprendre (enfin, j'espère...).

 

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Comme précédemment, tous les écrans ne sont pas aptes à figurer dans ce guide. Pour y être, donc être considéré comme un écran photo et le traitement d'image, il faut obligatoirement remplir 3 critères :

  • Avoir une dalle de technologie IPS, VA ou PLS (les dalles TN sont obligatoirement exclues).

  • Avoir une dalle matte, semi-brillante ou brillante avec traitement anti-reflet.

  • Un écran qui se règle en hauteur, s'incline, se tourne et se pivote en portrait ou paysage (pas obligatoire pour ce dernier).

 

Cette fois ci, le guide regroupe tous les écrans du marché, allant de 180 Euros à 3410 Euros. Pour les classer, 6 catégories ont été identifiée :

  • « Photographe Débutant », avec des écrans allant jusqu'à 249 Euros.

  • « Photographe Amateur », avec des écrans allant de 250 à 399 Euros.

  • « Photographe Amateur Exigeant », avec des écrans allant de 400 à 599 Euros.

  • « Photographe Semi-Pro », avec des écrans allant de 600 à 999 Euros.

  • « Photographe Professionnel », avec des écrans allant de 1000 à 1799 Euros.

  • « Photographe Expert », avec des écrans allant au delà de 1800 Euros.

 

Vous pourrez constater que chaque catégorie à sa configuration « standard », pour la situer sur le marché.

Ensuite, les écrans sont détaillés avec les caractéristiques suivantes :

  • Prix.

  • Marque.

  • Modèle.

  • Taille.

  • Format.

  • Résolution.

  • Type de dalle.

  • Rétroéclairage utilisé.

  • Profondeur des couleurs.

  • Gamme de couleur.

  • LUT 3D disponible ou pas.

  • Calibration matériel disponible ou pas.

  • Correction de l'uniformité disponible ou pas.

  • Connectique.

  • Commentaires supplémentaires comme la garantie, les équipements fournis, ….

 

Pour les prix, je me suis basé sur ceux du net et plus particulièrement sur 3 sites :

www.materiel.net

www.ldlc.fr

www.graphic-reseau.com

 

Pour finir et avant de regarder le tableau Excel, il est nécessaire de faire un point sur certaines caractéristiques des écrans d'ordinateur, pour pouvoir faire son choix correctement et en fonction de ses besoins.

 

Position et double écran :

Pour un photographe, il est indispensable d'avoir les yeux parfaitement en face de son écran. Un moniteur permettant d'être réglé en hauteur, d'être incliné et d'être tourné est donc obligatoire. Si vous souhaitez vous faire une configuration double écran, vous pouvez rajouter le réglage en mode portrait/paysage à l'achat. L'écran 1 pourra être mis en paysage et l'écran 2 en portrait. Je vous rappelle que l'on photographie très souvent en mode portrait. Un moniteur réglé dans ce mode permet de visualiser la photo en plein écran et sans bordures noires sur les côtés. Le confort est réel.

Un autre avantage d'avoir 2 écrans est que les logiciels de post-traitement comme Lightroom supportent cette configuration. Vous pouvez donc avoir la photo avant retouche sur le moniteur 1 et la photo retouchée sur le moniteur 2. Vous pouvez aussi avoir la mosaïque de l'album photo sur le moniteur 1 et la photo sélectionnée sur le moniteur 2. Une fois que l'on a goûté au double écran, il est impossible de s'en passer !

 

DSC03291

 

Dalle matte :

Les photographes travaillant le plus souvent dans la pénombre, il serait dommage de se voir dans son écran comme dans un miroir... C'est donc pourquoi une dalle matte (voir semi-brillante) est indispensable. Il faut éviter les dalles avec protection en verre comme sur les Apple iMac ou Cinema Display....

 

Format :

Il y a plusieurs types de format d'écran sur le marché, mais les plus courants sont le 16/9 (format de votre téléviseur) et le 16/10. Le 4/3 ayant quasiment disparu, le 16/10 est donc le meilleur compromis pour un écran photo. Pour la même taille qu'un 16/9, on a une plus grande résolution et c'est très agréable. D'ailleurs, les écrans très haut de gamme, utilise principalement ce format.

 

Type de dalle :

Il y a 3 grandes technologies de dalle d'écran, le TN (Twisted Nematic), le VA (Vertical Alignment) et l'IPS (In-Plane Switching).

 

Les dalles TN ont pour pour avantages leur faible coût de fabrication et leur excellente réactivitée (parfait pour les joueurs!). Par contre, la colorimétrie est médiocre (ne couvre même pas le spectre sRGB), le taux de contraste est faible et les angles de vision sont très réduits (en étant en face d'un écran à dalle TN, on peut voir que le haut de l'écran n'affiche pas complètement les même couleurs que le bas). Comme cité plus haut, les dalles TN sont à éviter comme le diable pour faire de la photo, même en novice.

 

Les dalles VA ont pour avantages des angles de vision relativement ouvert (on peut quand même apercevoir une très légère variation sur certaines couleurs en bougeant la tête), un excellent contraste avec des noirs très profonds (taux de contraste en général proche de 3000:1) et un bon rendu des couleurs (la techno VA étant capable de couvrir le sRGB et presque totalement l'Adobe RGB). Les dalles VA sont donc bien adaptées à la photographie et la retouche d'image. Par contre, les dalles VA sont en générales les moins réactives des 3 et consommatrice d'énergie.

Il y a 2 grandes familles de dalle VA, le MVA (Multi-domain Vertical Alignment) dont AU Optronics-Benq est le principal fabricant et le PVA (Patterned Vertical Alignment) dont Samsung est le principal fabricant. La dernière évolution du MVA est l'A-MVA. La version haut de gamme du PVA est le S-PVA et sa version « low cost » le cPVA. L'A-MVA et le cPVA se retrouve sur des écrans d’entrée de gamme, tandis que le S-PVA est présent sur les écrans haut de gamme.

 

Les dalles IPS ont pour avantage des angles de vision très ouverts (les meilleurs des 3 technologies), une colorimétrie excellente (quelques rares écrans IPS sont capables de couvrir à 100% l'Adobe RGB), un bon contraste (taux de contraste en général proche de 1000:1) et une bonne réactivitée (certains joueurs utilisent des écrans IPS). Par contre, l'IPS est victime du « Glow Effect ». Lorsque l'on regarde l'écran de coté, les noirs peuvent virer au violet sur l'eIPS et au gris sur les autres variantes IPS. Néanmoins, les dalles IPS sont parfaites pour la photographie et le traitement d'image. D'ailleurs, cette technologie est largement majoritaire sur les écrans de ce guide. L'IPS pousse petit à petit le VA vers la sortie.

Il y a 2 grandes familles de dalle IPS, l'IPS « classique » dont LG est le principal fabricant et le PLS (Plane to Line Switching) dont Samsung est l'unique fabricant. Les évolutions de l'IPS sont nombreuses et on peut parfois s'y perdre. Pour résumer, il y a d'abord eu l'IPS, puis le S-IPS, ensuite le H-IPS, après le P-IPS et pour finir l'AH-IPS qui en est la dernière évolution. Il y a aussi l'eIPS qui est le format « économique » du H-IPS ( comme le cPVA l'est avec le S-PVA).

 

Rétroéclairage :

Il y a 2 types de rétroéclairage, CCFL (tubes type néon à l’arrière de la dalle. Voir l'image ci dessous) et à WLED (LEDs blanches tout autour de la dalle. Voir l'image ci dessous. Sur les téléviseurs, on appelle ça aussi « LED Edge »).

 

Le CCFL diffuse une lumière assez neutre permettant d'avoir des écrans Adobe RGB. Les tubes étant derrière la dalle, les fuites de lumière sont peu fréquentes et peu visibles.

Par contre, les tubes nécessitent un temps de chauffe de l'ordre de 30min pour pouvoir se stabiliser et être efficace. De plus, les tubes faiblissent avec le temps (le rétroéclairage perd ainsi de son efficacité) et ne sont pas très uniformes. Pour finir, le rétroéclairage CCFL est grande consommatrice d'énergie.

 

CCFL.jpg

 

Le WLED ne nécessite pas de temps de chauffe et ne faiblit pas dans le temps. La consommation d'énergie des LEDs est aussi très faible (si vous avez une âme écolo...). L'intensité des LEDs permet un meilleur contraste que le CCFL. Pour finir, le rétroéclairage LED a (si bien maîtrisé) une très bonne uniformité.

Avec des LEDs tout autour de la dalle, les fuites de lumière sont donc inévitables et plus ou moins présentes (c'est malheureusement la loterie!). La Lumière blanche des LEDs n'est pas neutre et dévie vers le bleu. Cela ne permet pas de faire des écrans Adobe RGB pour l'instant.

 

LED_image.jpg

 

De Très rares écrans utilisent un rétroéclairage RGB LED. C'est à dire qu'au lieu d'avoir des LED blanches, ce sont des LEDs rouges, bleus et vertes qui sont utilisés. Les avantages et les inconvénients sont les mêmes que le WLED, à l'exception de la profondeur des couleurs qui devient inégalable associée à une bonne électronique et une dalle IPS. Cela permet de couvrir l'Adobe RGB et même de le dépasser. Par contre, le RGB LED est très cher comme technologie et donc très peu utilisé. Seul 3 écrans très haut de gamme de ce guide l'utilisent.

Le RGB LED est donc le rétroéclairage idéal pour les écrans photos.

 

Profondeur des couleurs :

La profondeur des couleurs est aussi appelé « Gamut ». Il y a énormément de standard, mais les 2 plus connus sont l'Adobe RGB (aussi appelé « Wide Gamut », à tort!) et le sRGB (aussi appelé « Standard Gamut »).

Le sRGB est le standard utilisé par nos ordinateurs (Windows et Mac) et les logiciels. Ce standard à l'avantage d'être « léger » et assez proche de la réalité.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous, l'Adobe RGB est plus étendu que le sRGB dans les verts et les bleus (cyan). Il est donc encore plus proche de la réalité et parfait pour la photo. Malheureusement, ce n'est pas le standard par défaut sur nos ordinateurs. Il est donc très peu utilisé et reconnu. Pour l'utiliser, il faut donc une chaîne de travail complète en Adobe RGB (carte graphique, logiciel, écran et imprimante). C'est donc très contraignant.

Pour imager, le sRGB est comme un format compressé des couleurs. Une sorte de JPEG et de MP3. L'Adobe RGB est comme un format non-compressé des couleurs. Une sorte de RAW et de CD audio.

Si vous souhaitez régulièrement imprimer vos photos en A4, A3 et au-delà, l'Adobe RGB est indispensable pour vous. Si vous souhaitez faire de la diffusion web de vos photos ou les imprimer de temps en temps, vous pouvez rester en sRGB.

Un dernier point, tous les appareils photos reflexs sont capables de photographier en Adobe RGB.

 

AdobeRGB-vs-sRGB.jpg

 

Gamme de couleur :

La gamme de couleur peut être de 8 bits ou de 10 bits. Les écrans 8 bits affichent 16,7 millions de couleurs et les écrans 10 bits affichent 1,07 milliards de couleurs. Ca a l'air simple, non ? Pas tant que ça ! Ca se complique à cause des constructeurs.

Il y a 2 types d'écran 8 bits, les « vrais » et les « simulés ». Les écrans 8 bits « simulés » sont en fait des 6 bits + AFRC (système électronique permettant de faire clignoter les pixels très rapidement et de faire croire à l’œil humain qu'il y a 2 bits supplémentaires). Comme vous pouvez le voir dans ce guide, les « vrais » 8 bits sont rares et ne sont presque pas présents dans l'entrée de gamme. Heureusement, les 6 bits + AFRC devraient disparaître d'ici quelques années.

Dans le haut de gamme, les écrans ne sont que des 10 bits « simulées », c'est à dire des 8 bits + AFRC. Petit à petit, de vrais 10 bits arrivent sur le marché.

Attention, pour profiter du 10 bits (simulé ou vrai), toute la chaîne doit l'être ! C'est à dire que votre écran haut de gamme doit être branché en Display Port (seule connectique à supporter le 10 bits) à une carte graphique professionnelle (ATI FirePro et Nvidia Quadro). Les cartes graphiques grand public (ATI Radeon et Nvidia GeForce) ne supporte que le 8 bits. De plus, il n'y a que Photoshop qui supporte le 10 bits. Même Lightroom ne le supporte pas !

 

LUT 3D :

La LUT (LookUp Table) réceptionne les signaux RGB de l'ordinateur, les traite et les envoie à la dalle. Le LUT est une sorte de carte graphique de l'écran. Sur une LUT 1D (une dimension), les 3 couleurs primaires sont mélangées pour être traitées. Sur une LUT 3D, les signaux RGB sont traités séparément. Cela permet d'avoir de meilleur dégradé de couleur, évite le mélange des teintes et les cassures de tonalité.

 

Calibration matériel :

Lorsque l'on utilise la calibration logiciel, on calibre en fait son écran AVEC la carte graphique de l'ordinateur. Le profil de calibration créé est ainsi géré et dépendant du système d'exploitation (Windows ou Mac OS X).

Avec une calibration matériel, on ne calibre QUE l'écran (ce qui est l'objectif à la base) et le profil créé va directement dans la mémoire de l'écran. La calibration « hardware » est totalement indépendante de l'ordinateur. De plus, les logiciels fournis par les constructeurs d'écran (SpectraView Profiler pour Nec, Color Navigator pour Eizo, Natural Color Expert pour Samsung, ...) sont spécialement conçus pour une calibration matériel de l'écran, ce qui n'est pas le cas d'une calibration logiciel d'un fabricant de sonde qui est générique. Une calibration matériel est un peu plus précise et plus facile à faire.

 

Correction de l'uniformité :

Les écrans ne sont jamais uniformes. On peut plus ou moins le voir sur une image grise. Entre le centre et le reste de l'écran, on peut avoir jusqu'à 20% de différence d'uniformité et même 30% dans les pires cas, ce qui se traduit par des zones sombres ou claires. Cela peut poser des problèmes pour un photographe ou graphiste qui à l'impression qu'une partie de son image est plus sombre alors que c'est un défaut de l'écran. C'est encore pire pour de la photo noir et blanc !

Pour éviter ça, certains constructeurs (Eizo et Nec) ont mis au point des systèmes électroniques et automatiques de correction de l'uniformité. C'est totalement transparent pour l'utilisateur. Ces systèmes (DUE chez Eizo et ColorComp chez Nec) permettent d'avoir une uniformité ne dépassant pas les 10%, voir 5% sur les modèles les plus chers. C'est extrêmement efficace et quasi indispensable pour tous les photographes passionnés à mon sens. Le seul inconvénient d'un tel système est que le contraste est un peu réduit.

 

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Vous trouverez la liste des écrans photos en téléchargeant le fichier Excel depuis ce lien. Pour cela, allez dans Fichier (ou File), puis Télécharger (ou Download). Je vous rassure, c'est gratuit et il n'y a pas de virus ou macro louche ;-) . Vu la taille du tableau, je ne peux pas directement l'afficher dans l'article et je suis obligé de procéder de cette façon.

Si vous avez le moindre problème pour télécharger le fichier, contactez moi !

 

La catégorie « Photographe débutant » s'adresse aux photographes occasionnels ou à ceux qui souhaitent se lancer dans cette coûteuse passion. Ils n'utilisent pas de logiciel de post-traitement particulier et on comme appareil photo un bon compact ou un bridge.

Dans cette catégorie, on constate que les écrans utilisent des dalles « low cost ». Le Samsung SyncMaster S24A650S se détache avec sa vraie dalle 8 bits et sa grande taille de 24 pouces.

 

La catégorie « Photographe amateur » s'adresse aux photographes passionnés, mais pas très fortunés. Ils utilisent un compact expert ou un hybride d’entrée de gamme. Ils font un peu de retouche à l'aide de logiciel simple comme iPhoto sous Mac.

On y trouve les premiers écrans 16/10, les premiers 27 pouces (en Full-HD uniquement). Les dalles sont majoritairement de vrais 8 bits.

Le Samsung SyncMaster S24A850D et l'Eizo FlexScan EV2336WFS avec leurs dalles de dernière génération sortent du lot.

 

La catégorie « Photographe amateur exigeant » s'adresse aux photographes passionnés ayant un reflex d’entrée de gamme APS-C ou un hybride haut de gamme et utilisant le logiciel de leur constructeur d'appareil photo comme « derawtiseur ». Ils partagent leurs œuvres sur le web et peuvent imprimer de temps en temps.

Les premiers écrans Adobe RGB et les premiers 27 pouces avec de très grosses résolutions apparaissent. A part 2 modèles, les dalles sont de qualité ! Le Nec P232W sort du lot avec sa LUT 3D 14bits et sa correction de l'uniformité digne de la catégorie supérieure. Le Dell U2410 propose des caractéristiques impressionnantes pour son prix.

 

La catégorie « Photographe semi-pro » s'adresse aux photographes très passionnés, imprimant leurs photos et/ou ayant une galerie sur le web pour exposer leurs œuvres. Ils ont un reflex milieu de gamme ou expert et utilisent un logiciel comme Lightroom ou Aperture.

On y trouve le haut de gamme des constructeurs généralistes avec des écrans de grande taille. Le top des écrans sRGB est présent avec calibration matériel, correction de l'uniformité et LUT 3D.

Les premiers écrans Adobe RGB haut de gamme apparaissent. D'ailleurs, l'Eizo ColorEdge CG223W est même certifié Fogra PreCert Classe B.Vous avez l'embarras du choix !

 

La catégorie « Photographe professionnel » s'adresse aux photographes très passionnés, très exigeants et très connaisseurs. Ca peut aussi être leur métier. Ils ont un reflex expert en APS-C ou un reflex plein format et utilisent plusieurs logiciels pour traiter leurs photos (Lightroom ou Aperture + Photoshop, par exemple). Ils impriment leurs photos et sont très exigeants sur le rendu.

Vous n'avez plus QUE des écrans Adobe RGB. Les écrans sont tous de haut niveau. Les premiers écrans à rétroéclairage RGB LED apparaissent. D'ailleurs, si vous chercher une couverture à 100% Adobe RGB, le HP DreamColor LP2480ZX est pour vous. La catégorie est dominée par les 2 spécialistes que sont Eizo et Nec.

 

La catégorie « Photographe expert » s'adresse aux photographes dont c'est le métier. Ils ont un reflex plein format (voir même plusieurs boîtiers) et utilisent plusieurs logiciels pour traiter leurs photos (Lightroom ou Aperture + Photoshop, par exemple). Ils exposent leurs œuvres dans des galeries d'art, des magazines, … Le rendu des couleurs est vital pour eux !

C'est du no-limit ! Tous les écrans de cette catégorie sont calibrés en usine et ont leur dalle qui a été trié par le constructeur au préalable. La certification Fogra PreCert Classe A est un standard pour la catégorie. Quelque soit l'écran, vous avez ce qui ce fait de mieux pour vos photos ! Quand Nec propose un énorme 30 pouces, Eizo intègre une sonde de calibration dans ces écrans. Le top !

 

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Une fois acheté, votre écran doit être calibré à l'aide d'une sonde. Si vous n'en possédez pas encore une (honte à vous!), vous pouvez sélectionner le profil sRGB (ou Adobe RGB s'il est supporté) dans le menu de votre écran. En général, les profils prédéfinis ne sont pas trop mauvais par défaut, même sur les écrans d'entrée de gamme. Sur les écrans très haut de gamme, ils sont même excellents car l'écran est calibré et réglé en usine dessus. De toute façon, rien ne vaut une calibration dès que vous le pouvez !

 

J’espère que ce guide vous aura aidé. Si vous y constatez des erreurs, n'hésitez pas à me contacter. La prochaine version arrivera avant l'été 2013.

Par Cerris - Publié dans : Informatique
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Dimanche 25 novembre 2012 7 25 /11 /Nov /2012 20:52

C'est avec surprise que je constate que mes 2 articles les plus consultés concernent la recherche d'un écran photo (et sa 2ème partie) et beaucoup plus étonnant la comparaison entre l'Asus PA246Q et son remplaçant le PA248Q. J'aurai plutôt pensé que mon récapitulatif sur les boîtiers Sony Alpha fasse un peu plus recette. Le podium est complété par l'arrivée des premiers ordinateurs portables à dalle IPS, dont... Asus est le précurseur. Décidément, la marque informatique taïwanaise fait plus parler que le matériel photo Sony ! Je ne m'attandais pas à ça.... Heureusement, l'honneur est sauf car au pied du podium arrive mon dilemme entre l'objectif Sony 16-50mm F2.8 SSM et le Carl Zeiss 16-80mm F3.5-4.5 (toujours pas résolu tant que je ne les aurai pas en même temps avec l'A77...). Je ne suis donc pas le seul à hésiter entre ouverture et focale.

Même si je fais ce blog uniquement par passion, j'en profite quand même pour vous remercier, car le nombre de visiteurs ne cessent d'augmenter et ça fait toujours plaisir. :-)

 

Pour cette fin d'année, je prépare quelques articles, dont une mise à jour profonde d’à la recherche de l'écran photo perdu. J'ai attendu que tous les fabricants sortent leurs nouveautés de Noël pour cela.

 

Enjoy ! ;-)

Par Cerris - Publié dans : Divers
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Matériels Photographiques

Réflex numérique:
Sony A300 avec poignée verticale.

Objectifs: 
Carl Zeiss Vario-Sonnar 16-80mm, F3.5-4.5.
Sony 18-70mm, F3.5-5.6.
Sony G 70-400mm, F4-5.6 SSM.
Sony 100mm Macro, F2.8.

Informatique:
Ordinateur de bureau Core i7 2600 avec 2 écrans ViewSonic VP2365-LED.
Ordinateur portable HP ProBook 4330s.
Adobe Lightroom 3.6 en 64bits.
GIMP 2.6.11.

Autres:
Sac Lowepro Flipside 400AW.
Trépied Velbon CX-540.

Images Aléatoires

  • Le Mans 2008

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